Ils l’ont fait !
 Un après avoir quitté la Ligue 1, le Racing a obtenu le droit de retrouver l’élite la saison prochaine. Il a battu Metz, ce vendredi soir, dans une Meinau qui affichait complet. Assuré de remonter à une journée de la fin, les hommes de Jean-Pierre Papin ont atteint l’objectif fixé il y a dix mois. Le 4 août prochain, ils disputeront la 56e saison en L1 dans l’histoire du Club.
Tout était réuni pour faire de cette soirée, un véritable moment d’histoire. Et cette date du 18 mai restera, sans aucun doute, dans les annales du Racing. Il y avait la folle soirée de 1992 et ce match face à Rennes. Désormais, les supporters vont certainement accorder une place toute particulière à ce vendredi soir et ce match contre Metz. Insensé il y a à peine dix mois, le pari de la remontée immédiate a donc été relevé par les coéquipiers de Guillaume Lacour. A une journée de la fin, et avant un dernier match à Dijon la semaine prochaine, ils sont assurés de retrouver les pelouses de Ligue 1 la saison prochaine. Quelques mois après avoir fêté son Centenaire, le RCS peut célébrer cette montée qu’il a décrochée avec son cœur. Cette qualité restera d’ailleurs comme la marque de fabrique de ce groupe emmené par Jean-Pierre Papin.
Première mi-temps emballante
C’était le scénario idéal, le jour idéal. Face aux voisins messins, dans un derby qui n’est jamais un match comme un autre, le Racing a donc décroché sa montée en L1. Pour ce rendez-vous, toute l’Alsace s’était mobilisée et 27 100 spectateurs garnissaient les travées d’une Meinau pleine à ras bord. Dans une ambiance de feu, les Strasbourgeois ont réalisé le match qu’il fallait et, notamment, une première mi-temps hyper emballante. C’est tout d’abord Renaud Cohade qui faisait se lever le Stade sur une frappe à 20 mètres qui trompait Cristophe Marichez (13e). Six minutes plus tard, un coup-franc dévié de Sébastien Bassong trompait Cassard et refroidissait le public alsacien. Mais Eric Mouloungui, sur un service de son compère Hervé Tum, déviait juste ce qu’il fallait le ballon pour inscrire son onzième but de la saison (22e). Entre et après ces trois buts, les occasions se sont succédés d’un côté comme de l’autre.
« C’est une délivrance »
En seconde mi-temps, le Racing a retrouvé les vertus qu’il a montrées tout au long de la saison. C’est-à-dire une solidité défensive, une grosse solidarité dans toutes les lignes et la volonté ferme de ne rien lâcher jusqu’à la fin. « Ce soir encore, et à l’image de la saison, les garçons ont fait preuve d’un gros cœur, commentera Jean-Pierre Papin dans des vestiaires où flottait une forte odeur de champagne. Jusqu’au bout ç’a été difficile. Mais c’est tellement bon. C’est une délivrance. Je suis très fier de mes joueurs. » Si la fin de match a été stressante pour tout le monde, le coup de sifflet final a été, c’est vrai, une véritable délivrance. Les joueurs, le staff et les dirigeants pouvaient alors communier avec ce public qui s’est révélé, tout au long de ce championnat, comme le douzième homme. Le feu d’artifice, la joie des joueurs devant le public qui avait envahi la pelouse, la fête de JPP et de ses hommes dans le vestiaire : il y avait du bonheur à revendre à la Meinau, ce vendredi soir. Le peuple Strasbourgeois a retrouvé la Ligue 1 et sa fierté ! |