15-08-2007
Avec la manière
 


Séduisants mais malheureux lors des deux premières journées de championnat, les Strasbourgeois ont retrouvé le sourire ce mercredi soir. Dans une Meinau une nouvelle fois bien remplie avec plus de 20 000 spectateurs, les protégés de Jean-Marc Furlan l'ont emporté avec la manière 3-0.

Des buts et du spectacle, tel était le menu de ce mercredi soir au Stade de la Meinau. Le Racing y a fait mentir le fameux adage jamais deux sans trois. Après le nul prometteur face à Marseille en ouverture et la cruelle défaite lors du voyage à Nice, les Alsaciens ont signé un match très accompli devant Auxerre.

Comme lors des deux premières journées, les Alsaciens commençaient la rencontre mieux que leurs adversaires. Après un grand pont sur Jaurès, James Fanchone adressait un centre-tir qu'Olivier Sorin repoussait difficilement des deux poings (4e). 
Les Auxerrois se créaient la première grosse occasion de la partie quelques instants plus tard. Sur la droite, Benoît Pedretti dépossait le ballon sur la tête de Marcos Antonio. Stéphane Cassard était obligé de s'employer pour éviter l'ouverture du score (8e). Le match baissait ensuite d'intensité.

Renteria ouvre la marque

Sous une chaleur accablante, les 22 acteurs s'observaient. Calmement, le Racing posait sa griffe sur la rencontre. Plus incisifs dans la récupération, les Strasbourgeois semblaient au fil des minutes monter en puissance en récupérant les ballons plus haut. C'est d'ailleurs sur une récupération à 35 mètres de la cage auxerrois qu'intervint l'ouverture du score. 
Bien décalé sur l'aile gauche par Renaud Cohade, Yacine Abdessadki centrait au cordeau pour Wason Renteria. Le Colombien coupait parfaitement la trajectoire de la balle au premier poteau et trompait Olivier Sorin de la tête (24e).
Piqués au vif, les Auxerrois ne se faisaient pas prier pour réagir. Très en jambe, Ierneusz Jelen semait la panique dans la défense strasbourgeoise qui repoussait tant bien que mal le danger (32e).

Le sauvetage d'Abou

Les hommes de Jean Fernandez revenaient des vestiaires avec la ferme intention de recoller au score. Et ils n'en furent pas loin peu avant l'heure de jeu. Idéalement lancé dans la surface par Niculae, le Danois Thomas Kahlenberg voyait sa tentative repoussée sur la ligne par un Abou revenu de nulle part (57e). Sur le contre, Renteria était à deux doigts d'aggraver la marque mais la barre transversale de Sorin, battu sur le coup, en décida autrement (58e).
Ce n'était que partie remise. Une dizaine minute plus tard, le Colombien trompait Sorin du gauche (67e) et pouvait sortir sous les acclamations du public.

Gameiro crucifie les Auxerrois

Intervenu au meilleur moment, ce but eut l'effet d'un coup de bambou sur les coéquipiers de Benoît Pedretti qui ne s'en relèverent jamais. Mieux, alors que la messe était dite, Kévin Gameiro faisait boire à ces derniers le calice jusqu'à la lie et crucifiait les dernières vélléités bourguignones. L'attaquant prenait toute la défense adverse de vitesse et s'en allait battre Sorin pour la troisième fois de la soirée (90+1e). La Meinau pouvait enchaîner les olas et réserver une ovation méritée à ses favoris. 

 
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