Grosse désillusion
 Le Racing est tombé de haut, ce mercredi soir. A peine entré en lice en Coupe de la Ligue, il a été sorti par Amiens, pensionnaire de la Ligue 2. Une élimination qui prive les joueurs Strasbourgeois d'une belle aventure dans cette compétition. Mais surtout qui confirme la passe difficile qu'ils traversent.Ils ont dix jours pour se refaire une santé avant le derby à Metz.
Le Racing est dans le creux de la vague. Plus personne n'en doute et plus personne ne le cache. Cela fait cinq matches d'affilée qu'il n'a pas trouvé le chemin des filets et il vient de subir deux défaites de rang sur sa pelouse de la Meinau. Le bel été strasbourgeois, qui avait vu les hommes de Jean-Marc Furlan aligner trois succès d'affilée et enthousiasmer leur public semble loin. Ce mercredi soir, en seizièmes de finale de la Coupe de la Ligue, ils se sont fait éliminer par Amiens, actuel 18e de la L2. Ils ont constamment buté sur la défense picarde, n'ont pas réussi à concrétiser les occasions qu'ils ont eues en première période et se sont fait surprendre en contre au milieu de la deuxième mi-temps. Le deuxième but amiénois était plus anecdotique car survenant dans les arrêts de jeu, quand le Racing s'était jeté à l'attaque pour arracher une éventuelle prolongation. Cette élimination est évidemment une grosse désillusion pour le Club et confirme donc la baisse de forme de l'équipe.
« Plus la même fraîcheur »
L'Entraîneur Général du RCS ne nie d'ailleurs pas les difficultés actuelles. « Le résultat de ce soir confirme la mauvaise passe actuelle de l'équipe, lâchait-il à la sortie de la rencontre. Nous sommes en train de payer notre début de saison. Quand une équipe mise beaucoup sur l'enthousiasme et est en sur-régime, elle a forcément un contre-coup. Nous sommes en plein dedans. Nous subissons le creux de la vague. La prestation de ce soir confirme nos prestations face à Sochaux et Le Mans. Nous n'avons plus la même fraîcheur et le même enthousiasme qu'en début de championnat. » Les dix jours qui viennent avant le prochain rendez-vous peuvent être bénéfiques pour retaper tout le monde, physiquement et mentalement. Le droit à l'erreur sera tout autre le 6 octobre, pour un déplacement à Saint-Symphorien, à Metz, contre un concurrent direct dans la lutte pour le maintien. Si l'élimination de ce soir peut servir à réveiller tout le monde avant ce derby de l'Est, alors soit...
Une gifle salutaire ?
Mais ce match contre Amiens va tout de même laisser quelques regrets. Car il y avait, évidemment, la place pour se qualifier en huitièmes de finale de cette Coupe de la Ligue. En première période, le Racing, pourtant pas très brillant, s'est créé de belles occasions. Kevin Gameiro, replacé sur la gauche, était dans beaucoup de bons coups. Sur un corner repoussé, il frappait de peu à côté (16e). Ensuite, il envoyait deux tirs qui flirtaient avec les montants du gardien adverse (29e, 32e). La plus belle occasions strasbourgeoise restera ce corner dévié au premier poteau par la tête de Fanchone qui contraignait Benvegnu à repousser difficilement. Camadini, qui avait suivi, pensait voir son ballon finir sa course dans les filets, mais Benvegnu s'interposait encore (23e). « La contre-performance de ce soir va peut-être réveiller tout le monde, lançait Jean-Marc Furlan. Cela va peut-être remettre les pendules à l'heure. Cette gifle sera peut-être salutaire. En tout cas, nous devons travailler et lutter avant d'afficher d'autres ambitions. Il va falloir retrouver des valeurs d'humilité et de combat pour rebondir. La force d'une équipe de L1, c'est la constance. Nous, aujourd'hui, nous en manquons. » Aux joueurs de montrer leur orgueil samedi prochain à Metz ! |