Le Racing ne se débine pas
 Même s'il peut nourrir quelques regrets sur le résultat final, le Racing peut être fier de ce qu'il a montré ce samedi après-midi face à Bordeaux, et du nul obtenu face à un prétendant au titre. Les hommes de Jean-Marc Furlan ont eu de très bonnes séquences de jeu mais ont connu une entame de deuxième période difficile et qui leur a coûté cher au final.Ce nul les maintient toutefois dans la première moitié du tableau. La suite du calendrier s'annonce tout aussi relevée avec des rendez-vous à Lille, face au PSG et à Monaco.
Ce match avait valeur de test pour le Racing, ce samedi après-midi sur sa pelouse. Face à Bordeaux, sérieux outsider dans la course au titre, l'équipe de Jean-Marc Furlan passait un examen grandeur nature avant les autres gros rendez-vous qui l'attendent dans les prochaines semaines. A l'issue de cette rencontre, les joueurs strasbourgeois ont montré qu'ils savaient répondre présents face aux gros de cette Ligue 1 et que leur place en haut du tableau n'était pas usurpée. « Notre prestation d'ensemble a été homogène face à un prétendant au titre. Nous avons montré une qualité intéressante pour la suite du championnat », dira d'ailleurs l'Entraîneur Général du RCS à la sortie de la rencontre. Le Racing a donc tenu tête au Bordeaux de Laurent Blanc, l'une des toutes meilleures formations de l'Hexagone en déplacement. Il a fait même plus que ça par périodes, d'où quelques regrets dans les propos des joueurs de ne devoir se contenter que d'un résultat nul.
Troisième but pour Gameiro
« Vu le potentiel de cette équipe de Bordeaux, le nul est un bon résultat mais, vu notre prestation, nous aurions peut-être pu l'emporter », pensait le capitaine Rodrigo. Kevin Gameiro, lui, disait: « En première mi-temps nous avons fait le jeu, mais ensuite, nous nous sommes mis en danger tout seuls. Nous avons manqué des occasions et eux ont tiré sur la barre. » Il y a quelques regrets, oui, à ne pas avoir vu le Racing gagner cette partie-là. Dominateurs en première mi-temps, les Strasbourgeois avaient logiquement ouvert la marque par l'intermédiaire de Kevin Gameiro (15e), sa troisième réalisation de la saison. Cohade sur coup-franc (18e) et Alvaro Santos sur une tête piquée (38e) auraient pu donner un avantage plus net aux leurs avant la pause. Un avantage qui aurait été nécessaire car, au retour des vestiaires, les Girondins affichaient un tout autre visage.
Chamakh bute sur la barre
Avec l'entrée, dès le début du second acte, de Marouane Chamakh à la place de Mathieu Chalmé, Laurent Blanc avait opté pour la solution offensive, quitte à déséquilibrer son équipe. Une option payante car elle enquiquinait le Racing et qu'un quart d'heure après la reprise, David Bellion égalisait à la suite d'un corner dévié (62e). Cette égalisation sonnait le réveil alsacien. « Au lieu de nous désunir à ce moment, les joueurs sont restés concentrés sur leur football », appréciait Furlan. Ses joueurs montraient en effet d'autres dispositions. Si Chamakh butait sur la transversale de Cassard (64e), Alvaro Santos (71e) et Rodrigo (85e) étaient tout proches de redonner l'avantage au Racing. Avec un peu de recul et au vu des occasions de chaque côté, on admettra facilement que ce nul est logique et reflète, finalement, la physionomie de la partie.
Trois autres tests à suivre...
Ce nul permet au Racing, en tout cas, de rester posté dans la première moitié du classement. Après onze matches en Ligue 1, se maintenir dans cette zone du classement prouve certaines choses sur le jeu et le potentiel de cette équipe strasbourgeoise. D'autres rendez-vous majeurs arrivent dans les prochaines semaines et il faudra défendre chèrement cette place dans le Top 10 de l'élite. Dès la semaine prochaine, le RCS se rend à Lille, avant d'accueillir le Paris SG. Ensuite, un déplacement à Monaco clôturera un tryptique relevé. Bordeaux était le premier test grandeur nature pour ce promu strasbourgeois. Il l'a passé avec un certain succès. Trois autres tests l'attendent désormais. |