De quoi être déçu
 Le Racing aurait certainement mérité autre chose que cette défaite face au Paris Saint-Germain (1-2), ce samedi soir dans une Meinau pleine. Les hommes de Jean-Marc Furlan, coupables de deux erreurs en début de match, ont ensuite couru après le score. Passés tout près de l'égalisation en seconde période, ils ont raté quelque chose, c'est certain. Ils restent toutefois dans la première moitié du classement.
On va longtemps reparler de cette occasion d'Alvaro Santos tout au bout du temps additionnel. Parfaitement décalé par Renaud Cohade, l'attaquant brésilien, entré en jeu dix minutes auparavant, décochait une frappe puissante qui passait devant la ligne avant de finir sa course au ras du montant de Mickaël Landreau. C'est là-dessus que l'arbitre sifflait d'ailleurs la fin du match. Il a manqué un tout petit quelque chose pour que le Racing arrache le nul sur cette action de la 90e+3. Si la balle avait terminé au fond des filets, le stade aurait explosé, les joueurs auraient fêté ce but et ce nul comme une victoire. Il aurait été une juste récompense après la grosse débauche d'énergie de la seconde période. Et les discours n'auraient pas été aussi marqués par la déception. Car c'est bien ce sentiment qui revenait dans les bouches strasbourgeoises à la sortie du vestiaire.
« La défaite n'est pas méritée »
« Je suis triste pour les garçons, confiait Philippe Ginestet. La défaite n'est pas méritée. Les joueurs ont montré de l'envie et des ressources. » Jean-Marc Furlan tenait des propos similaires: « Le Racing a fait un bon match mais nous avons manqué de réussite. Nous sommes passés à côté de quelque chose. Nous avons montré de grandes compétences en seconde mi-temps face à l'une des grandes équipes de ce championnat. Paris a été étouffé après la pause », disait l'Entraîneur Général. En fait, le Racing a perdu ce match au cours des vingt premières minutes. Mené de deux buts à la 19e minute, la tâche devenait extrêmement compliqué face à cette formation du PSG invaincue à l'extérieur et nettement plus à l'aise quand elle quitte son Parc des Princes. Les joueurs Strasbourgeois ont tout fait pour recoller au score dans un premier temps, ce qu'ils sont parvenus à faire, puis ensuite pour égaliser. Ils n'auront donc pas réussi à atteindre cette seconde étape.
Rodrigo, héros malheureux
Symbole de la belle victoire décrochée à Lille (0-3) la semaine passée, Rodrigo a été le héros malheureux du match face au Paris Saint-Germain. Le milieu défensif est en effet « coupable » sur les deux buts parisiens. En contrant le centre de Ceara, il trompe son propore gardien (6e). Puis, sur une mauvaise relance, il offre un ballon à Rothen qui décale de suite Arnaud pour le deuxième but parisien (19e). Loin de baisser la tête, Rodrigo et ses coéquipiers jetaient, dès lors, toutes leurs forces dans la bataille pour réduire l'écart et rendre ce match fou. C'est en début de deuxième période, qu'ils y parvinrent grâce à un but en pivot de Renteria (53e), sa cinquième réalisation en Ligue 1. La Meinau, pleine à craquer, poussait à chaque action, à chaque coup de pied arrêté. L'occasion d'Alvaro Santos aurait pu délivrer le peuple alsacien. En vain, hélàs.
« Le classement n'est pas important aujourd'hui »
Cette défaite, la deuxième à domicile après celle concédée face au Mans (0-2), empêche Racing d'intégrer le trio de tête. « Le classement n'est vraiment pas important aujourd'hui », rétorque Jean-Marc Furlan. Avec dix-neuf points en treize journées, le Racing reste largement dans les clous pour son objectif de maintien. Avant le déplacement à Monaco, samedi prochain, il sait même qu'il conserve une certaine marge sur les équipes actuellement en queue du classement. Mais revenir de la Principauté avec un ou trois points, lui permettrait sans doute d'effacer plus facilement la déception née de cette défaite face au Paris Saint-Germain. |