01-02-2008
Fin de l'aventure
 


Il ne reste plus que le Championnat au Racing, cette saison. Ce vendredi soir, l'équipe strasbourgeoise a été sortie de la Coupe de France en 16e de finale par le FC Metz (0-3). Pourtant maîtres du jeu en première période, les hommes de Jean-Marc Furlan ont totalement déjoué dans un second acte où ils ont été presque immédiatement menés.
Cette élimination sera-t-elle un mal pour un bien ?

Que s'est-il passé ? Comment expliquer une telle différence entre une première période maîtrisée et une seconde durant laquelle le Racing a semblé effacé ? Pourquoi un tel changement dans les comportements ? Est-ce annonciateur de lendemains difficiles ?
Il y a forcément beaucoup de questions après un tel score. L'élimination de cette Coupe de France sera certainement vite évacuée, tant l'objectif du maintien en Ligue 1 est vital pour le RCS. En revanche, il n'est pas dit que l'ampleur du score ne laisse pas de traces. D'ailleurs, les commentaires d'après-match abondaient dans ce sens: l'élimination est une chose, le score en est une autre.

« Une humiliation »

« Un derby, ça ne se joue pas, ça se gagne ! Nous, nous ne l'avons que joué, analysait froidement Nicolas Puydebois. Ce soir, Metz en voulait plus que nous. Nous n'avons pas su réagir après l'ouverture du score. C'est une défaite difficile à encaisser car c'était Metz, le dernier de la L1 et c'était à la Meinau. »
De son côté, Jean-Marc Furlan ne mâchait pas ses mots. « C'est une très grosse déception et une très grosse contrariété, lâchait l'Entraîneur Général du RCS. Même si la Coupe de France n'est pas l'objectif majeur du Racing cette saison, être battu à domicile par le voisin, je vis cela comme une humiliation. » Furlan a peut-être vécu, ce vendredi soir, sa première très grosse désillusion sur le banc strasbourgeois.

 

 

Doublé d'Aguirre

Le premier but de Metz qui est intervenu au retour des vestaires, sur une relance contrée d'Habib Bellaid (46e) a, évidemment, changé la physionomie de la partie. En menant au score, les Lorrains ont pu se replier devant leur but, laissé la balle aux Strasbourgeois qui allaient se casser les dents sur le mur grenat. En contre, les hommes d'Yvon Pouliquen ajoutaient deux buts supplémentaires par Aguirre (63e) et Pjanic (90e).
Alors qu'il restait sur une série très intéressante en Championnat (deux nuls à l'extérieur et un succès à la maison), le Racing a vécu une sale soirée, ce vendredi. Il va vite falloir corriger les erreurs vues sur la pelouse de la Meinau lors de ce 16e de finale pour rebondir dès samedi prochain. Car la venue de Saint-Etienne à la Meinau sera autrement plus importante que ce match de Coupe de France. Et, désormais, les Strasbourgeois ont quelque chose à se faire pardonner...

 
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