08-03-2008
Rageant
 


Une fois encore le Racing a laissé passer une occasion en or de faire un grand pas vers le maintien. Ce samedi soir, au Stade de la Meinau, les hommes de Jean-Marc Furlan ont été battus par le FC Metz (2-3). A l'image de la défaite en Coupe de France face à ces mêmes messins, c'est en deuxième période que les Lorrains ont fait la différence.
Alors qu'ils pouvaient s'éloigner de manière considérable des relégables, voilà les Strasbourgeois à portée de la zone dangereuse.

Jean-Marc Furlan a sans doute raison. Au moment de l'analyse de la défaite face au FC Metz, ce samedi soir, l'Entraîneur Général parlait de destin: « C'est le destin de cette équipe que de lutter pour son maintien jusqu'à la fin, disait-il devant les micors des médias. Ce soir, on a vu un condensé de nos forces et faiblesses. Apparemment, nous allons lutter jusqu'au bout. »
Apparemment, oui, la destinée de cette équipe du Racing version 2007-08 est de devoir lutter jusqu'à la dernière journée pour assurer son maintien. En tout cas, elle ne parvient pas à se mettre à s'épargner les prises de tête quand elle en a l'occasion. Ce qui s'est passé ce soir, à la Meinau, le prouve, comme d'autres défaites à d'autres tournants l'avaient montré plus avant dans ce championnat.

Le Racing avait fait le plus dur

C'est sans doute son destin, mais c'est tellement rageant. Car, ce samedi soir, le Racing avait tout pour faire un pas de géant vers son objectif prioritaire, le maintien. A commencer par les résultats des concurrents. La plupart n'ayant pris qu'un point au cours de cette 28e journée, il avait une occasion (peut-être) unique de prendre deux points sur des formations comme Auxerre, Caen, Lille ou Lens. Au lieu de ça, ce sont ces formations qui lui prennent un point...
Le Racing avait surtout l'occasion de remporter la victoire face au FC Metz car il avait fait le plus dur: ouvrir le score en première période. De manière heureuse certes (but contre son camp de Diop à la 37e), mais à la pause il se retrouvait au 7e rang du classement avec sept longueurs d'avance sur le premier relégable ! En seconde période, tout s'est effondré. A l'instar de l'élimination en 16e de finale de la Coupe de France face à ces mêmes Messins, le deuxième acte a été mal géré par les Ciel et Blanc.

« Beaucoup de choses à apprendre »

C'est d'abord Babacar Gueye qui égalisait après s'être joué d'Habib Bellaid dans la surface (56e). Vingt minutes plus tard, sur une relance interceptée, Barbosa fusillait Cassard pour donner l'avantage aux Grenats (76e). Le penalty généreusement accordé par M. Gautier sur une faute de Marichez sur Renteria et transformé par Alvaro permettait au Racing d'égaliser (84e) et on pensait bien que le score en resterait là, d'autant que Metz voyait rouge avec l'expulsion de Cubilier (85e).
Hélàs non, puisque Momar N'Diaye, bien lancé par Agouazi, trompait le portier strasbourgeois juste avant la fin du temps reglémentaire (89e). Un véritable coup de poignard pour les hommes de Jean-Marc Furlan et les supporters strasbourgeois. « On se remet dans une situation compliquée, regrettait Jean-Marc Furlan. Par générosité, les garçons ont voulu aller chercher la victoire alors qu'il aurait fallu se contenter du nul. Cette équipe a encore beaucoup de choses à apprendre. »

 
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