Pas payé
 Réduit à dix en début de seconde période, le Racing a fait preuve d'une grosse solidarité pour tenter d'arracher le point du courage, ce samedi face à Lille. Hélas, un but de Mavuba à cinq minutes du terme a tué les ambitions strasbourgeoises (0-1). La grosse débauche d'énergie des hommes de Jean-Marc Furlan n'a pas été payée. Il faut pourtant conserver cet état d'esprit pour les huit derniers matches de la saison et grappiller les points qu'il manque encore pour le maintien.
Le football est parfois cruel. Alors qu'il pensait arracher un point précieux dans la lutte pour le maintien, le Racing a reçu un coup de poignard signé Mavuba à cinq minutes du terme. Un coup de poignard car l'équipe strasbourgeoise évoluait, depuis la 56e minute, à dix, suite à l'expulsion de Rodrigo et qu'elle faisait tout pour obtenir ce nul. C'est-à-dire qu'elle s'arrachait, était présente dans les duels, sortait peu mais bien et se créait quelques occasions pas inintéressantes. En infériorité numérique, toutes les individualités avaient su se mettre au service du collectif pour décrocher un point qui aurait suffi à leur bonheur. Rio Mavuba a crucifié cette ambition-là en trompant Stéphane Cassard à la 85e minute de jeu.
« Pas récompensés »
« A dix, nous avions fait ce qu'il fallait pour décrocher le nul, soufflait le portier alsacien. Nous avions mis beaucoup d'engagement et fourni beaucoup d'efforts pour décrocher ce point. On est forcément déçu quant à la tournure de cette partie. » De son côté, Pascal Johansen, entré en seconde mi-temps suite à l'expulsion du capitaine strasbourgeois (58e), avait la même analyse. « On s'est bien battu en deuxième période mais nous n'avons été payés. Nous avions besoin d'un point, du point du courage, mais nous n'avons été récompensés. » Ce second acte va laisser pas mal de regrets, côté Racing. Il y a d'abord, évidemment, ce carton rouge à l'encontre de Rodrigo (56e). Si le joueur arrive en retard sur Lichtsteiner, les images montrent qu'il ne touche pas le lillois. Réduits à dix, ses coéquipiers avaient effectivement tout fait pour consever le point du nul, se montrant très solidaires et colmatant les brèches. Avec un brin de réussite en plus, ils auraient même pu ouvrir le score, notamment sur ces coups-francs de Paisley (62e, 75e), ou encore sur cette frappe qui filait de peu à côté signée Fanchone (63e).
« Difficile de jouer à la maison »
Mais, à l'heure actuelle, et suite aux deux défaites d'affilée concédées à la Meinau devant Sochaux (0-2) et Metz (2-3), le Racing n'évolue pas dans les meilleures conditions chez elle. On sent qu'elle a du mal à se libérer, du mal à mettre son jeu de passes et de mouvement en marche. C'est ce que pense Jean-Marc Furlan. « Il faut libérer les joueurs du complexe qu'ils ont à jouer à domicile, explique l'Entraîneur Général du RCS. Il faut les aider à libérer leur énergie. Il faut vraiment être derrière elle, la soutenir pour grappiller les points nécessaires. En ce moment, cela devient difficile de jouer à la maison. Ce n'est plus un atout. C'est quelque chose de supplémentaire à gérer pour le staff en cette fin de saison. » Cette défaite, la troisième d'affilée en Ligue 1, n'a pas de conséquences très fâcheuses au classement. Avant les matches de Lens (à Rennes) et du Paris SG (à Lyon), ce dimanche, le Racing reste 15e de ce Championnat. A huit matches du terme, l'objectif du maintien est encore tout à fait réalisable, absolument rien n'est perdu. Il s'agit, désormais, d'être tuos derrière le RCS pour valider l'opération maintien ! |