Le Racing n'a plus de joker
 Battu par l'AS Monaco ce samedi soir (0-2) alors qu'il semblait avoir le match en main, le Racing se retrouve relégable à l'issue de la 32e journée de Ligue 1. C'est la première fois de la saison qu'il se retrouve dans cette position inconfortable. Les six derniers matches du championnat seront six finales pour les hommes de Jean-Marc Furlan.
« Il n'y a aucune raison de baisser la tête dès à présent. Nous sommes abattus ce soir, mais nous allons relever la tête dès lundi pour préparer le déplacement à Valenciennes et nous allons continuer à lutter. Nous jouerons notre chance jusqu'au bout. Il n'y a pas de raison que cette équipe n'y arrive pas. Le vent va tourner. Il ne faut surtout pas se laisser aller. Nous subissons un coup de massue ce soir mais nous y croyons fermement. La tâche est compliquée mais elle est compliquée également pour les autres formations comptant le même nombre de points. » Ces propos sont ceux de Philippe Ginestet à l'issue de la rencontre de ce samedi soir à la Meinau. Battue par Monaco, son équipe a subi un revers qui fait très mal puisqu'il la pousse au dix-neuvième rang de la Ligue 1 et, donc, avec le statut de relégable virtuel. Mais le Président du RCS, comme l'ensemble du Club, ne veut pas baisser la tête, comme il le dit. Il reste encore six rencontres pour décrocher le maintien. Tout le monde doit être derrière le Racing pour atteindre ce but.
Tir dévié
Ce samedi soir, le Racing a subi une cruelle désillusion. Sans doute l'une des plus cruelles depuis longtemps. Il avait tout mis dans cette rencontre pour empocher un succès important en cette fin de saison. Il avait montrer de l'envie, de la solidarité et de la combativité. Mais le sort semble s'acharner sur les coéquipiers de Cassard actuellement. Alors que Monaco pliait sous les offensives strasbourgeoises, un tir de Nenê dévié lobait le portier du RCS à la 67e minute de jeu. Un coup du sort impensable quand on sait les efforts fournis par le Racing jusqu'à cet instant pour faire la différence. S'ils n'avaient pas été plus dangereux que ça pour Roma, les Gameiro, Renteria, Fanchone et Mouloungui, avaient donné du fil à retordre à l'arrière-garde monégasque.
« Faire front et lutter »
« Nous avons fourni un match de qualité mais nous subissons un coup du sort malheureux, commentait Jean-Marc Furlan. Monaco a renversé la vapeur alors que nous avions le match en main. Notre problème, c'est que nous ne marquons pas. Il faut accepter ces moments difficiles tout en faisant front et en luttant. » Le calendrier du Racing sur les six derniers matches n'est pas des plus faciles: réceptions de Lyon et Caen pour des voyages à Valenciennes, Rennes, Nancy et Marseille, pour finir. Mais cette équipe a démontré, depuis le début de la saison, qu'elle était capable de s'extraire de situations délicates et, surtout, de signer de belles performances à l'extérieur. Le salut passera peut-être par des performances en déplacement. En tout cas, il reste six semaines d'une âpre bataille pour décrocher le maintien. C'est maintenant qu'il faut se serrer les coudes ! |