Ça se complique
 En l'espace de treize minutes, ce samedi soir à Rennes, le Racing a encaissé trois buts en fin de première période et perdait, ainsi, quasiment tout espoir de ramener un résultat de ce voyage en Bretagne. Cette défaite (3-0), la dix-huitième de la saison, cloue les hommes de Jean-Marc Furlan à la 19e place de la L1. A trois journées de la fin, le maintien semble désormais s'éloigner. Mais il reste un mince espoir.
L'espoir est toujours là mais il a perdu un peu plus de sa flamme, ce samedi soir sur la pelouse de Rennes. En alignant la huitième défaite consécutive en Ligue 1, le Racing a compromis ses chances de maintien. Pour réussir ce challenge, la défaite lui est à présent interdite, que ce soit à Nancy et à Marseille et lors de la réception de Caen. Il se doit, aussi, de remporter au moins deux de ses matches et de décrocher un point supplémentaire pour atteindre le total de 42 points, ce qui pourrait être suffisant pour continuer d'évoluer à ce niveau la saison prochaine. Mais, c'est vrai, l'espoir est faible maintenant. La faute, en partie, à treize minutes complètement ratées, ce samedi soir sur la pelouse du Stade de la Route-de-Lorient. En fin de première période, de la 33e à la 45e+1, les Strasbourgeois ont cédé à trois reprises sous les coups de butoir de Pagis et de ses coéquipiers. L'ancien de la maison RCS s'est même fendu d'un doublé majestueux (33e, 45e+1) face à ses anciens partenaires, tandis que Lemoine inscrivait son premier but en L1 d'une somptueuse reprise de volée à l'entrée de la surface (35e).
« De plus en plus difficile »
En passant au travers de ce dernier quart d'heure de la première mi-temps, le Racing ne pouvait pas avoir grand-chose à regretter de ce match. On retiendra peut-être qu'il réalisa une bonne entame de match, avec notamment une frappe trop enlevée de James Fanchone (21e). Ou qu'en seconde période, quand la partie était pliée, il se créa quelques opportunités pour réduire la marque, par l'intermédiaire de Jacob Mulenga (49e, 58e, 69e) ou de Mamadou Bah (53e). Mais ces treize dernières minutes du premier acte lui ont été fatales. « C'est vrai, cela devient de plus en plus difficile pour nous, confesse Habib Bellaid. Mais nous n'avons pas le droit de baisser les bras, ce serait faire honte à nos couleurs. Nous nous devons de montrer un beau visage d'ici la fin de la saison. Et, surtout, tant qu'il reste une chance de se maintenir, continuer à y croire. » Cela passe, forcément, par un résultat samedi prochain sur le terrain de Nancy. Une défaite plomberait quasi-définitivement les ambitions alsaciennes de se maintenir en Ligue 1. Les données sont simples... |