Presque condamné
 En s'inclinant à Nancy (3-0), ce samedi soir à l'occasion de la 36e journée de Ligue 1, le Racing a certainement vu s'envoler ses derniers espoirs de maintien. Pourtant auteurs d'une bonne entame de match et affichant une véritable envie de bien faire et de stopper la série de défaites, les hommes de Jean-Marc Furlan ont plié face à une formation jouant la 3e place du classement. Il reste un petit espoir de maintien mais cela tiendrait presque du miracle.
Jean-Marc Furlan avait été on ne peut plus explicite. Avant le déplacement à Nancy, et à trois journées du coup de sifflet final de cette saison 2007-08, l'Entraîneur Général du Racing avait annoncé que ce déplacement en Lorraine était « la dernière chance » de croire encore au maintien. Une défaite et les espoirs strasbourgeois s'envoleraient presque aussitôt. A Nancy, ce samedi soir, ses joueurs se sont inclinés (3-0). A 180 minutes de la fin de saison, cette défaite, la neuvième consécutive, fait plus que mal. Elle plombe presque définitivement les derniers espoirs de maintien du Club alsacien en Ligue 1. Un an après avoir empoché son ticket pour le plus haut niveau, le Racing est sur le point de retrouver la Ligue 2. Et ce match à Nancy restera comme le parfait résumé des dernières semaines, avec beaucoup de bonne volonté du côté des coéquipiers de Rodrigo mais aussi un manque flagrant d'efficacité devant le but adverse. En ne marquant que très peu au cours des derniers mois, le RCS s'est considérablement compliqué la tâche.
Manque d'efficacité...
Sur la pelouse du Stade Marcel-Picot, les joueurs strasbourgeois avaient réalisé la meilleure entame de match. Présents, agressifs et occupant la moitié de terrain lorraine, les joueurs de Jean-Marc Furlan affichaient un état d'esprit conquérant et une réelle volonté de mettre un terme à cette série de défaites. Bah lançait la première banderille (8e) avant que Mouloungui ne l'imite peu après (28e, 30e). Sur ces deux dernières occasions, sans un grand Bracigliano, le Racing aurait probablement ouvert le score. Hélàs, Nancy n'avait pas besoin d'autant d'opportunités pour trouver le chemin des filets, lui, puisque sur une balle mal dégagée, Bérenguer envoyait sa frappe dans les buts gardés par Stéphane Cassard (38e). Justre avant la pause, l'ASNL enfonçait le couteau un peu plus profondément en doublant la mise par l'intermédiaire de Marc-Antoine Fortuné (45e+1). Mené de deux buts à la mi-temps, le Racing rentrait au vestiaire la tête dans les épaules et n'avait plus les ressources pour inverser la tendance, durant le second acte, malgré des tentatives signées Fanchone (63e) et Mulenga (79e). Au contraire, ce sont les Nancéiens qui accentuaient leur avance grâce à un but signé Zerka suite à des erreurs de relance de la défense alsacienne (58e).
« Que » quatre points de retard
En concédant sa neuvième défaite d'affilée, le Racing n'a plus qu'un mince espoir de se maintenir en Ligue 1. Comme les autres formations à la lutte pour le maintien n'ont réalisé que des résultats nuls, le club alsacien n'est « qu'à » quatre longueurs de Paris (18e), Lens (18e) et Toulouse (17e), avec toutefois un goal average (-17) notamment défavorable. Ce mince espoir de maintien pourrait être entretenu à une seule condition désormais: que les résultats continuent à être favorables au Racing et que, surtout, les Strasbourgeois enrayent la spirale négative. Une victoire la semaine prochaine face à Caen à la Meinau pourrait, peut-être, changer certaines choses. En sachant qu'il faudra, quoi qu'il arrive, réaliser un résultat à Marseille pour réaliser l'impossible. |