15-08-2008
Le Racing enchaîne
 


Il a fallu attendre le bout du temps additionnel pour que le Racing empoche sa troisième victoire consécutive. Ce vendredi soir, face à Bastia (1-0), Rudy Carlier a été l'homme providentiel en délivrant ses coéquipiers en trouvant le chemin des filets lors de la troisième minute des arrêts de jeu. Trois journées, trois victoires, le début de saison du Racing est parfait, pour l'heure.
En attendant la rencontre de Metz à Amiens, lundi soir, les hommes de Furlan sont seuls en tête de la Ligue 2 avec neuf points.

Ca rappelle quelque chose. Des matches crispants, durs à décanter, face à des formations qui attendent les contres pour venir aux abords de la surface alsacienne et, finalement, la délivrance en fin de partie, ça ne vous rappelle rien ? Il y a deux ans, le scénarion des matches du Racing, alors en Ligue 2, ressemblait à cela.
Ce vendredi soir, les Strasbourgeois ont vécu exactement le même type de match qu'il y a deux saisons. Avec la même conclusion heureuse, puisqu'il y a les trois points au bout, mais avec aussi la même tension durant les 90 minutes de match. On espère que le final du mois de mai 2009 sera le même que celui de mai 2007...

Carlier offre trois points

En ce 15 août, c'est du pied droit de Rudy Carlier qu'est venue la délivrance. Le jeune attaquant, entré trois minutes avant et qui n'avait touché que deux ou trois ballons pour se chauffer, à su pousser transformer le centre de Jean-Alain Fanchone en or. On jouait alors la troisième minute du temps additionnel et le partage des points semblait se dessiner. Finalement, Carlier, qui a connu beaucoup de choses ces deux dernières saisons, a offert un succès précieux et qui a procuré une grande joie à tout le groupe strasbourgeois.
Car, en première période, on ne peut pas dire que le Racing en menait large. Il ne parvenait pas à se défaire du marquage individuel des Bastiais et, hormis une frappe de Bah qui butait sur le poteau en tout début de partie (1ère), le public de la Meinau n'avait rien à se mettre sous la dent. Un peu plus gaillards au retour des vestaires, les hommes de Jean-Marc Furlan accéléraient enfin. L'entrée en jeu de Belghazouani (57e) contribua largement à ce mieux, d'ailleurs. Et le Racing se procurait quelques belles situations de but par Gargorov (58e, 77e), Belghazouani (76e, 86e), et Marcos (82e). Avant que Carlier ne surgisse, donc.

« Nous devons progresser »

« C'est une victoire qui a été longue à se dessiner, convient d'ailleurs l'entraîneur strasbourgeois. Nous avons eu du mal à trouver les solutions, surtout en première période. Mais au fil du match, on sentait que la victoire était proche. Peu importe qu'elle survienne à la dernière minute. Ce qui est intéressant, c'est la manière dont nous l'avons construite. Ce succès va faire du bien au Club et aux joueurs pour la confiance. Mais attention, car il y a plein de choses qui ne vont pas encore. Nous devons progresser pour devenir une formation solide et linéaire. »
Jean-Marc Furlan a raison de tempérer les ardeurs car le Racing ne vient de boucler que la troisième journée de la saison. Il en reste trente-cinq derrière et cette Ligue 2 recèle de nombreux pièges, à commencer par un déplacement compliqué, la semaine prochaine, à Brest. Cependant, ces trois victoires d'affilée pour débuter la saison offrent à son équipe de la sérénité pour continuer à travailler. Et, accesoirement, la première place du Championnat....

 
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