Pris à son propre jeu
 Alors qu'il tenait son septième succès de la saison, le Racing a été contraint au partage des points, ce lundi soir à Clermont-Ferrand (2-2). Un but auvergnat dans les arrêts de jeu prive les hommes de Jean-Marc Furlan d'une nouvelle victoire. C'était pourtant leur marque de fabrique depuis le début de la saison. Ils restent toutefois invaincus et en tête de la Ligue 2, à l'issue de cette 8e journée. Avec une avance qui n'est plus que de deux points sur Boulogne et Lens.
A force de forcer la victoire dans les derniers instants de la partie, de débloquer le verrou après la 75e minute, on ne pensait pas que le Racing pourrait, à son tour, subir ce qu'il inflige à ses adversaires depuis le début de la saison. Et pourtant, c'est exactement ce qui lui est arrivé ce lundi soir, sur la pelouse clermontoise du Stade Gaston-Montpied. Le Racing a été pris à son propre jeu, en quelque sorte. Alors qu'ils avaient repris l'avantage suite à un petit bijou signé Marcos (60e), bien décalé par Gargorov, les Strasbourgeois se sont fait piéger au cours de la deuxième minute des arrêts de jeu. Une montée de balle rapide de Clermont débouchait sur un cafouillage dans la surface. Mickaël Poté héritait du ballon à six mètres de la cage et exécutait le malheureux Stéphane Cassard. Clermont arrachait le nul, le Racing, lui, laissait filer les trois points.
« Ca s'est retourné contre nous »
« D'habitude, c'est nous qui nous imposons en fin de match. Ce soir, ça s'est retourné contre nous », commentait, philosophe, Grégory Paisley. Et personne ne sait vraiment s'il faut nourrir des regrets d'avoir été rejoint à quelques instants du coup de sifflet final, ou bien se satisfaire de ce point décroché en déplacement. Qui plus est avec une équipe largement remaniée, défensivement surtout, en raison des absences pour blessure (J-A. Fanchone, S. Pelé, Othon...). « Je pense qu'il n'y a pas de regret à avoir, tranche Jean-Marc Furlan. Nous aurions pu perdre cette rencontre. Nous avons mené contre le cours du jeu. Nous étions venus avec l'objectif de rester invaincus et de ramener quelque chose. C'est fait. Evidemment, c'est regrettable de prendre un but dans les arrêts de jeu. Mais c'est difficile de changer le système défensif d'une semaine sur l'autre en raison des absences. »
Shereni, contre le cours du jeu
C'est vrai que le Racing peut apprécier ce point pris en Auvergne. Ballotté en première période, il menait au score, suite à un coup-franc dévié de Shereni (12e), un peu miraculeusement il faut l'admettre. L'égalisation clermontoise, en début de seconde période, après de nombreuses incursions dans la surface de Cassard, était logique (54e). Par contre, après avoir repris l'avantage à l'heure de jeu, le Racing semblait à l'abri d'un retour adverse. Avant ces arrêts de jeu, donc. Toujours invaincu après huit journées en Ligue 2, le Racing conserve sa place de leader de ce Championnat. Avant les rencontres de ce vendredi, et avant la réception de Nîmes à la Meinau, lundi prochain (20h30), il ne compte plus que deux points d'avance sur Boulogne-sur-Mer, 2e, et Lens, 3e, et trois sur Metz, 4e. Un petit pécule qui n'autorise pas de faux-pas, et encore moins de relâchement dans les derniers instants d'une partie... |