27-10-2008
Le Racing cède son fauteuil
 


Le Racing n'est pas parvenu à s'imposer sur la pelouse d'Ajaccio (1-1), ce lundi soir en match décalé de la 12e journée de Ligue 2. Les hommes de Jean-Marc Furlan avaient, semble-t-il, fait le plus dur en ouvrant le score rapidement. Mais le manque de tranchant déjà constaté à l'extérieur s'est à nouveau vérifié.
Ils cèdent le fauteuil de leader à Lens qui possède désormais deux longueurs d'avance. La semaine prochaine, une victoire à la Meinau face aux Sang et Or leur permettrait de retrouver la tête du classement.

Jean-Marc Furlan avait qualifier ce voyage à Ajaccio de test. Après deux matches sans victoire et surtout une série de matches à l'extérieur peu convaincants dans le contenu, l'Entraîneur strasbourgeois attendait de voir comment réagirait son équipe en Corse. Il souhaitait que certaines interrogations soient levées. Pas sûr qu'elles le sont après cette rencontre.
Pourtant, ses joueurs avaient attaqué cette partie de la meilleure des façons. Présents dans les duels, ils ne tardaient pas à se montrer dangereux et même décisifs. Dès la 6e minute, un centre de Cohade trouvait la tête de James Fanchone qui signait là sa neuvième réalisation de la saison. Une entame de match idéale qui aurait dû lancer sur de bons rails cette formation alsacienne en quête de confiance hors de la Meinau. Quatre minutes plus tard, Elie Dohin, aidé par la pelouse c'est vrai, lobait Stéphane Cassard pour une égalisation qui allait faire mal au moral strasbourgeois.

K. Traoré bute sur Debès

Après ce but ajaccien, en effet, les coéquipiers de Grégory Paisley n'ont plus montré le même visage. Friables défensivement, ils ne profitaient pas des largesses de l'arrière-garde adverse pour reprendre l'avantage. Pourtant, ils en avaient l'occasion à l'une ou l'autre reprise au cours de la première période. Notamment sur ce décalage de James Fanchone pour Kandia Traoré mais l'attaquant butait sur Thierry Debès venu à sa rencontre (12e). Ou encore sur cette tête à bout portant de Marcos que Debès détournait au prix d'un joli reflexe (41e).
Le Racing, durant ces quarante-cinq première minutes et celles de la seconde période, s'est aussi et surtout fait quelques belles frayeurs. Il a fallu que Stéphane Cassard s'emploie à quelques reprises pour éviter d'être mené. Darbion (30e, 36e), Guerriero (66e) ou encore Viale (87e) dont la tentative était repoussée devant sa ligne par Paisley, faisaient passer un frison dans le camp alsacien.

« Retombés dans nos travers »

« Ce soir, nous n'avons pas été bons, soufflera, sans concession le capitaine du RCS. C'est un match que nous devions gagner. C'est très décevant. Nous avions fait le plus dur en ouvrant le score. Mais après l'égalisation d'Ajaccio, nous sommes retombés dans nos travers. Certes, Ajaccio a été conquérant. Mais je pensais que nous aurions même pu décrocher la victoire sur la fin, lorsque l'ACA était réduite à 10. »
Ce nul confirme le coup de moins bien du Racing en ce mois d'octobre. Les hommes de Furlan restent sur deux points pris lors des trois dernières rencontres. Mais l'aspect positif c'est qu'ils se maintiennent dans le trio de tête. S'ils ont cédé leur fauteuil de leader de la L2 à Lens lors de cette 12e journée, ils possèdent trois longueurs d'avance sur Metz, 4e, qui marque le pas, lui aussi. Désormais, le Racing a une semaine pour préparer le sommet du Championnat. Lundi prochain à la Meinau (20h45), Lens débarquera. Il serait bienvenu de renouer avec la victoire lors de cette rencontre.

 
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