03-11-2008
Il manquait le petit plus
 


En supériorité numérique pendant plus d'une heure, ayant ouvert le score et maîtrisant les débats, le Racing n'a pu faire chuter Lens (1-1), ce lundi soir à la Meinau en clôture de la 13e journée de L2. Les hommes de Jean-Marc Furlan avaient clairement les armes pour battre les Sang et Or mais ont manqué de réalisme devant le but adverse. Ils ont terminé la rencontre très déçus.
Mais doivent se plonger dans la préparation du deuxième rendez-vous de suite à la Meinau, face à Tours ce vendredi. Car le classement se resserre nettement.

Il ne pouvait y avoir que de la déception dans le vestiaire strasbourgeois au terme de cette rencontre. Pas de joie, évidemment, que des regrets d'être passé à côté d'un succès qui aurait été logique face à l'un des tenors de cette Ligue 2. Au vu de la seconde période, les joueurs du Racing auraient dû décrocher le gain de cette partie et, donc, reprendre la tête du classement avant la réception de Tours, ce vendredi soir (20h30).
Au lieu de cela, ils ont dû partager les points avec les Lensois, satisfaits eux de l'opération réalisée en Alsace. Car les Sang et Or étaient venus pour faire déjouer leur adversaire et pour prendre un point. C'est ce qu'ils sont parvenus à faire, en première période essentiellement. Car ce premier acte restera comme l'un des plus fades du début de saison. Aucune occasion à se mettre sous la dent d'un côté ou de l'autre. Juste l'expulsion de Maoulida dès la 27e pour un deuxième avertissement et une formation artoise obligée d'évoluer à dix pendant plus d'une heure.

Shereni place sa tête

Cette supériorité numérique, le Racing en a tiré profit en deuxième période. En se créant une multitude d'occasions de but et en confisquant le ballon à des Lensois aux abois. C'est en toute logique, d'ailleurs, que les joueurs strasbourgeois ouvraient la marque sur une tête de Shereni (59e, photo), entré peu avant. Avant cette ouverture du score, le Racing de l'Est s'était créé de belles opportunités, après aussi. On peut, par exemple, citer la tête de Fanchone au-dessus (62e), celle de Marcos légèrement au-dessus également (65e), ou cette frappe de Shereni sur laquelle Brocard se couche (66e).
Lens n'existait presque plus. Sa seule bouée de sauvetage ne pouvait être qu'un coup de pied arrêté et c'est exactement ce qui est arrivé. Sur un coup-franc tiré par Jemaa, Sartre plaçait sa tête et trompait la défense alsacienne (75e). Venu pour le nul, et malgré les occasions strasbourgeoises jusque dans les arrêts de jeu, Lens parvenait à tenir ce score.

« Des opportunités de faire le break »

« Nous avons réalisé une très bonne deuxième mi-temps mais nous avons manqué d'inspiration devant le but, commentait Jean-Marc Furlan à la sortie des vestiaires. Nous avons eu beaucoup d'opportunités de faire le break. C'est dommage. En début de saison, c'est le genre de rencontre que nous aurions gagné. Il nous a manqué le petit plus, ce soir. »
Un « petit plus » qui fait défaut depuis maintenant quatre matches et qui contraint le Racing à marquer le pas dans cette Ligue 2. S'il demeure invaincu à domicile, il n'a plus gagné en Championnat depuis début octobre (RCS-Nîmes, 5-0, 9e journée). Au classement, cette série se ressent puisque l'équipe de Furlan pointe désormais à la troisième place, avec une seule unité d'avance sur Metz, 4e. Vendredi, pour son deuxième match de suite à la Meinau, elle aura l'occasion de remettre certaines choses au point et de retrouver le chemin du succès. Il faudra, face à Tours, surprenant 5e de la L2, retrouver le « petit plus » qu'il manquait ce lundi soir et qui laisse un goût frustrant dans la bouche.

 
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