07-11-2008
Une fête un peu ternie
 


C'a été du vite fait, bien fait pour le Racing, ce vendredi soir face à Tours (4-0). Ce deuxième match de suite à la Meinau a permis aux joueurs de Jean-Marc Furlan de renouer avec la victoire. Un succès construit très tôt puisqu'ils menaient 2-0 après cinq minutes de jeu grâce à un doublé de Kandia Traoré qui leur permet de retrouver la tête de la L2.
Mais cette fête a été quelque peu gâchée par la grave blessure de Quentin Othon. Le jeune espoir du Club sera absent de longs mois.

Ce vendredi soir, les sourires strasbourgeois ont été moins francs qu'à l'ordinaire. Après une telle victoire, sur un tel score (4-0), les joueurs de Jean-Marc Furlan auraient fêté cela joyeusement et bruyamment. Au lieu de ça, un chant et puis basta. Ils ressentaient tous une joie triste.
A la 36e minute, ils ont vu leur jeune coéquipier Quentin Othon sortir sur une civière pour une grave blessure. Sur un tacle a priori anodin d'Olivier Giroud, le latéral gauche s'écroule et ne se relèvera pas. Selon les premiers diagnostic du corps médical du RCS, il serait victime d'une fracture du péroné de la cheville droite. Transporté à l'hôpital d'Hautepierre, il sera opéré par le Pr. Jaeger très rapidement. Et le Racing a perdu pour une longue période, ce joueur précieux.

L'action de classe d'Othon

Avant sa sortie, Quentin Othon avait montré qu'il possédait du talent. Il avait offert le deuxième but à Kandia Traoré sur un plateau après une action de classe. Eliminant deux défenseurs tourangeaux sur une accélération, il en fixait deux autres ensuite avant de décaler le buteur ivoirien pour un doublé rapide. Le Racing inscrivait en effet son deuxième but et l'on ne jouait que la 5e minute...
Sur sa première action construite, le Racing avait trouvé le chemin des filets. A l'origine un excellent centre de Guillaume Lacour pour le plat du pied gauche de Traoré (2e). Pour Tours, réduit à dix suite à l'expulsion d'Olivier Giroud victime de la faute sur Othon, et mené de deux buts la mission devenait quasi-impossible. D'autant qu'en début de seconde période, Gargorov (58e), pour son tout premier but sous les couleurs strasbourgeoises, puis Shereni (68e), pour sa deuxième réalisation en l'espace de quatre jours, terminaient le travail et assuraient une large victoire aux leurs.

« Heureux de retrouver la victoire »

Une large victoire au goût quelque peu amer, donc. Mais une large victoire qui permet aussi et surtout au Racing de renouer avec le succès, après une série de quatre rencontres sans victoire. La dernière remontait au 6 octobre face à Nîmes (5-0). « On est heureux de retrouver la victoire après une période de disette, appréciait justement Jean-Marc Furlan. Nous avons tous une pensée pour Quentin Othon. Compter 29 pôints après quatorze journées est très positif. D'autant que notre différence de buts est supérieure à celle de nos concurrents. »
Ce vendredi soir, le RCS a aussi réalisé une très bonne affaire au classement. Quand il s'imposait chez lui, Metz s'inclinait, dans le même temps à Clermont (1-0). Paisley et ses coéquipiers se rendront donc à Saint-Symphorien, dans dix jours, avec quatre longueurs d'avance sur les Lorrains. Et peut-être avec une première place à défendre. Car, en attendant la rencontre de Boulogne à Troyes, ce lundi soir, le Racing a repris la pole position.

 
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