Un goût d'inachevé
Si le Racing n'a pu venir à bout du FC Metz (0-0), ce lundi soir en clôture de la 33e journée de Ligue 2, il a montré de bien meilleures choses que lors de ses deux dernières sorties. Les hommes de Furlan ont été les plus dangereux, notamment en seconde période, mais ont manqué d'efficacité. Quatrièmes à cinq journées de la fin, ils ne sont qu'à une longueur du podium et de la deuxième place. La lutte pour l'accession en L1 sera indécise jusqu'au bout.
Tout était réuni pour faire de cette nuit strasbourgeoise, une nuit de fête. Le public avait répondu en masse à l'appel (23 045 spectateurs, record de la saison à la Meinau), les champions de France 79 sous le maillot du Racing étaient tous réunis pour célébrer les trente ans du titre et avaient rythmé l'avant-match. Et puis, il y avait aussi un enjeu de taille pour deux formations lancées dans le sprint final dans la course à la montée. Ce derby de l'Est a tenu ses promesses. Il y eut de la tension, de beaux gestes techniques, de l'engagement, une ambiance de feu, des occasions de part et d'autre. Bref, un vrai derby animé et palpitant. Seuls ont manqué les buts, finalement. Conclu sur un score nul et vierge, ce duel alsaco-lorrain peut laisser un goût d'inachevé. Surtout pour le Racing, d'ailleurs.
Le Racing pousse
Car, l'équipe de Furlan a été la plus dangereuse tout au long de ces 90 minutes. Metz s'est procuré des occasions aussi, mais uniquement en première période, avant de subir la forte pression strasbourgeoise au retour des vestiaires. Les quarante-cinq premières minutes débutaient pied au plancher avec une reprise de Papiss Cissé qui s'écrasait sur le montant gauche de Cassard (1ère). Deux minutes plus tard, c'est Simon Zenke, idéalement placé, qui écrasait sa frappe (3e). Des tentatives de James Fanchone (8e, 26e), Gargorov (36e), côté RCS, et Vivian (37e) côté Metz, rythmaient cette première période ouverte. La seconde était à sens unique, donc. Avec un Racing omniprésent, qui poussait fort et empêchait les Grenats de sortir de leur moitié de terrain. Cette pression alsacienne débouchait sur de nombreuses opportunités, les deux plus notables étant celle de Bah, dont la frappe filait à côté (69e) et, surtout, celle de Kandia Traoré, seul au deuxième poteau, dont le tir était contré par Vailati (70e).
« Les joueurs ont tout donné »
« Nous avons fait monter la pression au fil du match car nous voulions remporter ce derby, commentait Jean-Marc Furlan au coup de sifflet final. Les joueurs ont donné tout ce qu'ils avaient. Malheureusement, il nous a manqué des éléments importants, ce soir. Le positif est d'avoir cassé notre série de défaites, même si notre volonté première était de remporter ce match et de retrouver le podium. » Si le Racing a stoppé l'hémorragie, après deux défaites consécutives à Lens (4-1) puis à Tours (2-0), il se retrouve pousser hors du podium, à l'issue de cette 33e journée de L2. Désormais quatrième, il se retrouve à une seule petite longueur de Metz, 2e, et Boulogne, 3e, qui comptent 57 points. A cinq journées de la fin, rien n'est joué et les places n°2 et n°3 pour l'ascenseur direction L1 seront disputées jusqu'au bout. Pour continuer à rester dans le coup, le Racing devra retrouver la victoire à Guingamp, dès ce vendredi. |