Une occasion ratée
Battu (1-0) ce lundi soir, en clôture de la 36e journée de Ligue 2 à Boulogne, le Racing a laissé filer une belle occasion de se rapprocher encore un peu plus de l'accession. S'il reste sur le podium et conserve deux points d'avance sur un trio composé de Metz, Tours et Boulogne, ça marge s'est réduite. Passés au travers de leur première période, ce lundi, les Strasbourgeois n'ont jamais pu revenir dans le coup et décrocher ne serait-ce qu'un nul qui aurait fait leur bonheur.
Le suspense durera jusqu'au bout. Jusqu'à la 38e et dernière journée, le Racing devra probablement batailler pour décrocher sa remontée en L1. Le déplacement à Montpellier, le 29 mai, pourrait être crucial. Evidemment, joueurs, staff, dirigeants et supporters strasbourgeois se seraient bien dispensés de cela. Car ce lundi soir, en clôuture de la 36e journée de L2, le Racing n'est pas parvenu à ramener un résultat de son déplacement à Boulogne. Il avait l'occasion d'écarter définitivement l'USBO de la course à la montée. Au lieu de ça, les Nordistes sont complètement relancés et se remettent à y croire. Ils viennent, avec 60 points, s'ajouter aux autres poursuivants, que sont Metz et Tours. Avec Montpellier et le Racing, tous deux 62 points, cela fait donc cinq équipes à la lutte pour deux places lors des deux dernières journées de la saison.
Inévitable Thil
Après sa série de deux victoires de suite, le Racing avait une belle occasion de se rapprocher encore plus nettement de la Ligue 1 en poursuivant ses résultats positifs. Mais, pour cela, il aurait fallu entamer le match d'une toute autre manière. Amorphes, les Strasbourgeois n'ont pas montré grand chose au cours des quarante-cinq premières minutes. Et c'est fort logiquement que Boulogne, par l'intermédiaire de son meilleur buteur, Grégory Thil, ouvrait la marque juste avant la demie-heure de jeu (27e). Plus entreprenant et affichant plus d'allant en seconde période, le Racing se montrait enfin dangereux. Avec un coup-franc excentré de Jean-Alain Fanchone (51e), une tentative de Bah dans la surface (54e), une frappe puissante de Szelesi qui obligeait Bédénik à se coucher (56e), ou encore un coup-franc lointain de Ducrocq (61e). En quinze minutes, le Racing s'était montré beaucoup plus entreprenant que durant les quarante cinq premières minutes de ce match. Malgré une dernière occasion offerte à Ledy (83e), il ne put pousser bien plus, la faute à une formation de Boulogne regroupée et désireuse de conserver ce but d'avance.
Balle de match contre Reims
Le Racing a perdu son huitième match de la saison, ce lundi au Stade de la Libération. A trois journées de la fin, toute défaite est forcément préjudiciable. Les conséquences de celle-ci pourraient être relativisées en cas de réaction ce vendredi soir à la Meinau face à Reims. Car, malgré la désillusion ramenée du Nord Pas-de-Clais, les Strasbourgeois auront une balle de match entre les pieds face au Stade de Reims. Un succès, conjugué à des contre-performances de Boulogne (à Lens), de Metz (à Ajaccio) et de Tours et/ou Montpellier (qui s'affrontent), et le RCS serait officiellement promu en L1. Ce vendredi, il ne faudra pas rater cette occasion. |