23-10-2009
LE RACING GARDE LE CAP
 


Quatrième match d'affilée sans défaite pour le Racing, ce vendredi soir. De Brest, les Strasbourgeois ont ramené un bon résultat nul (1-1) qui confirme leur regain de forme constaté ces dernières semaines.
Même s'ils ont ouvert la marque les premiers, par Nicolas Fauvergue, et n'ont pu tenir cet avantage bien longtemps, ce résultat demeure intéressant. Les hommes de Pascal Janin entament bien une semaine intense, avant les matches de mardi face à Tours et de vendredi prochain à Metz.

Ce Racing-là ne ressemble plus à celui du début de saison. Entre l'équipe qui a ramené, ce vendredi soir, un résultat nul de son match à Brest et celle qui errait comme une âme en peine en début de parcours, il y a un monde. Car, sur la pelouse du Stade Francis-le Blé, les Strasbourgeois ont confirmé leur regain de forme, leur solidité défensive et la cohérence avec laquelle ils jouent désormais.
Sur un terrain gras, glissant, lourd et sous une pluie interminable portée par des bourrasques de vent, le Racing a réalisé le match qu'il a pu. Mais l'a bien fait. Les conditions ne se prêtant pas au beau jeu, les hommes de Pascal Janin ont su s'adapter et faire avec. Preuve supplémentaire que cette équipe a mûri ces dernières semaines et qu'elle est désormais prête à voyager un peu partout.

Fauvergue ouvre la marque...

Les conditions ont fortement contrarié les intentions de jeu en première période. Ces quarante-cinq premières minutes ont ainsi été ternes, fades. Pas de véritables occasions, hormis quelques frappes de loin et des coups de pied arrêtés. Des tentatives de Ferradj (14e, 37e) et Kantari (31e) côté brestois, contre un coup-franc de Pichot (21e), côté alsacien.
La seconde mi-temps était d'un tout autre tonneau. Avec, notamment, un Racing plus entreprenant et, surtout, plus menaçant offensivement. La rentrée de David Ledy, à la place de Farez Brahmia n'étant pas étrangère à ces intentions nouvelles. D'ailleurs, sur un décalage du jeune attaquant, Nicolas Fauvergue, bien qu'excentré dans la surface, tentait sa chance et trompait le portier breton (58e). Après avoir longtemps dû se contenter de ballons aériens, Fauvergue profitait, enfin, d'un ballon dans les pieds dans la surface pour faire mouche.

... mais Grougi égalise

Mais cet avantage était de courte durée puisque six minutes plus tard, le Stade Brestois égalisait par l'intermédiaire de Bruno Grougi qui s'y reprenait à deux fois pour transformer un joli centre de Poyet (64e). Sur la physionomie de cette heure de jeu, cette égalisation n'était pas imméritée. Sauf que la fin de match était, elle, à mettre à l'actif du RCS. A deux reprises, sur une reprise de la tête de Fauvergue (84e) et, surtout, sur une percée de Zenke jusque dans la surface (90e+4), les Strasbourgeois avaient l'occasion de réaliser la bonne affaire de la soirée.
Mais ce point du nul n'est pas vilain, au contraire. Pour la quatrième fois de suite, le Racing termine un match sans défaite. Invaincu depuis le 18 septembre, il s'est refait une santé défensivement et recolle aussi aux équipes du milieu du tableau : la 11e place n'est plus qu'à quatre longueurs. D'ici une semaine, après la réception de Tours, ce mardi soir (20h30), puis le déplacement à Metz vendredi prochain (20h30), et seulement à condition de garder ce cap dans le jeu et dans l'attitude défensive, cet écart avec le ventre mou pourrait avoir encore fondu.

 

 
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