16-04-2010
IL Y A MOINS DE NUAGES
 


Réaliste dès les premières minutes de ce match, le Racing a décroché une jolie victoire, ce vendredi soir face à Dijon (3-1). Un succès qui porte son total de points à 40.
Il ne manque plus qu’aux hommes de Pascal Janin trois ou quatre points pour être assurés de leur maintien. Quatorzièmes du classement avec six points d'avance sur le 18e, ils voient leur horizon un peu plus dégagé, après cette 33e journée.

En une soirée, bien des choses ont changé pour le Racing. La défaite subie à Istres (2-0) la semaine dernière, et la manière avec laquelle elle avait été concédée surtout, avaient inquiété. Ce vendredi soir, les Strasbourgeois ont rassuré tout leur monde. Est-ce le discours de Jean-Claude Plessis devant les joueurs la veille de cette rencontre qui a porté ses fruits, toujours est-il que cette équipe n’avait plus rien à voir avec celle vue au Stade Parsemain, huit jours avant.
Avec désormais 40 points au compteur à cinq journées de la fin, l’horizon s’est clairement éclairci. Une victoire pourrait suffire pour être certain de se maintenir. Quatre points seraient une garantie. Pour cela, il reste donc cinq matches, dont deux à la Meinau pour y parvenir.

Fauvergue et Gueye retrouvent le chemin des filets

Ce succès, le Racing l’a construit en première mi-temps, donc. Combatifs dès l’entame, ils ont su se montrer ultra-réalistes aussi. Dès la 4e minute, Nicolas Fauvergue, sur un centre de Guillaume Lacour trompait son ancien coéquipier au LOSC, Grégory Malicki. A la 27e minute, c’était au tour de Magaye Gueye, sur une nouvelle offrande du capitaine, de doubler la mise. De la tête, lui aussi. Les deux meilleurs réalisateurs strasbourgeois de la saison retrouvaient le chemin des filets et, d’un coup, les nuages au-dessus de la Meinau s’éparpillaient. Ils n’étaient quasiment plus présent après le troisième but, une fois encore de la tête, signé Milovan SIkimic, juste avant la pause (45e+2).
Malgré deux changements avec les entrées en début de seconde mi-temps des expérimentés Eric Carrière et Mickaël Isabey, et malgré la réduction du score sur un penalty de Ribas (71e), Dijon ne pouvait inverser la tendance. Le Racing possédait une avance suffisamment confortable pour gérer tranquillement sa deuxième période et soigner son goal average (-3 après cette rencontre). Et le score aurait même pu être plus lourd si la frappe de Fauvergue n’avait pas heurté le poteau de Malicki (64e), ou si cette frappe de Gueye à l’entrée de la surface avait été un peu plus placée (69e)

« Un match accompli »

« C'est un match accompli, soufflait Pascal Janin à l'issue de la partie. Nous avons réalisé une très belle première mi-temps. En seconde, nous sommes restés bien organisés et nous aurions pu rajouter un ou deux buts de plus. Mais je suis satisfait de la prestation et du contenu, ce soir. Il faut qu'on continue à tracer notre chemin et prendre encore quelques points. J'espère que nous sommes sur une série positive. Après Istres, on se devait de montre un autre visage et de rassurer tout le monde. » 
En gagnant ce vendredi soir, le Racing s’est considérablement simplifié la tâche pour cette fin de saison. Son avance sur le premier relégable est désormais de six points. Pas encore suffisant pour aborder les cinq derniers rendez-vous avec une totale sérénité, mais ils permettent, en tout cas, d’appréhender cette fin de saison avec un tout autre œil. Et si les Strasbourgeois avaient la bonne idée de vaincre le signe indien à l’extérieur vendredi prochain à Bastia, en décrochant leur première victoire de la saison en déplacement, alors l’histoire serait, cette fois, presque définitivement entendue.

 
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