MI-FIGUE, MI-RAISIN
Le Racing a concédé le nul, ce lundi soir à la Meinau, en clôture de la 8e journée de Ligue 2. Face au leader Caen, les hommes de Pascal Janin ont montré de belles choses, notamment en seconde période, mais ont été rejoints en fin de partie (2-2). Un nul au goût amer car les Strasbourgeois auront certainement produit l'une de leurs meilleures mi-temps de la saison, ce lundi soir. Mais, en temps normal, ce point pourrait satisfaire tout le monde. Là, il ne fait pas vraiment les affaires alsaciennes: le RCS reste dernier de la L2.
Dans une autre situation, on se serait satisfait de ce point. On se serait peut-être même félicité d'avoir mené à deux reprises face au leader de la Ligue 2. On aurait certainement regretté ce deuxième but égalisateur concédé à sept minutes de la fin, mais on aurait vite passé l'eponge dessus. En soi, ce match nul face à l'un des gros de ce Championnat n'est pas infamant. Mais voilà, le Racing est dans une situation d'extrême urgence. Il a un besoin vital de points et de victoires, surtout. Dernier avant cette rencontre, il ne décolle pas, malgré les bonnes choses vues sur la pelouse de la Meinau, ce lundi soir. En seconde période, l'équipe de Pascal Janin aura été séduisante, offensive, se sera créé de nombreuses situations de but, aura marqué à deux reprises et aurait pu en inscrire un ou deux de plus. Mais voilà, ce nul ne fait pas ses affaires.
Entrée décisive de Gargorov
Ce qu'il faudra retenir de cette rencontre sera le deuxième acte. Les quarante-cinq premières minutes auront été quelconques, se résumant à une bataille entre deux formations ne prenant qu'un minimum de risques. A ce petit jeu, le Racing se procurait tout de même quelques opportunités, sur coups de pied arrêtés, comme sur ce coup-franc de Khiter difficilement repoussé par Thébaux (16e), ou encore sur cette tête de Fauvergue après un coup-franc du même Khiter (22e). La seconde démarrait donc de manière totalement différente. L'entrée en jeu de Gargorov s'avérait décisive. Sur une échappée de Bezzaz, le milieu bulgare, parfaitement décalé, éliminait le portier adverse et ouvrait la marque (54e). Le Racing était lancé sur une bonne voie, d'autant que, quelques minutes plus tard, Gueye héritait, seul au deuxième poteau, d'un ballon idéal pour doubler la mise (59e). Sur une erreur d'inattention, Langil profitait d'une défense strasbourgeoise statique pour égaliser remarquablement (62e). Six minutes plus loin, sur un corner de Bezzaz, Fauvergue s'élévait plus haut que tout le monde pour redonner l'avantage aux siens (68e). Hélàs, à sept minutes de la fin, Nivet reprenait victorieusement un corner où l'arrière-garde du Racing se montrait, cette fois encore, trop statique (83e).
« Nous avons montré de l'envie »
« Il faut encore gommer les erreurs d'inattention sur certaines phases de jeu pour nous rapprocher de notre première victoire, soulignait l'entraîneur strasbourgeois. Il faut continuer à travailler pour améliorer ces points-là. Et, aussi, essayer de prendre moins de buts. Nous avons montré de l'envie en seconde mi-temps, c'est encourageant. Il nous reste encore beaucoup de chemin à effectuer. » Mais, en affichant le même visage que celui de la deuxième période, le Racing n'est peut-être pas si loin de sa première victoire de la saison. S'il poursuit sur cette voie-là, il pourrait connaître la joie de remporter les trois points très vite. Peut-être dès cette fin de semaine. Ce vendredi soir (20h), il se déplace à Angers. Où il ne faudra pas retomber dans les travers mais, au contraire, confirmer le mieux aperçu ce lundi soir.
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