LA MAUVAISE OPÉRATION
En s'inclinant ce vendredi soir (2-0) sur la pelouse de Istres, le Racing a réalisé une bien mauvaise affaire. Les hommes de Pascal Janin, toujours autant en difficuté à l'extérieur, ont concédé une défaite qui fait mal face à un concurrent direct. Toujours 15e du classement, ils voient revenir sur leurs pas tous les poursuivants. Bastia, lanterne rouge, n'est qu'à six points. La fin de saison sera bel et bien compliquée.
Les Strasbourgeois se rendaient en Provence pour éloigner Istres du maintien. C'est juste exactement l'inverse qui s'est produit, ce vendredi soir à l'occasion de cette 32e journée de Ligue 2. Concédant sa huitième défaite de la saison en déplacement, le Racing a totalement relancé l'équipe provençale, qui vient même le talonner, désormais, au classement. C'était un match charnière, un match à ne pas louper. Si les hommes de Pascal Janin ne pouvaient pas le gagner, il fallait, au moins, ne pas le perdre ce match-là. Alors, forcément, revenir avec une défaite de ce voyage fait mal. Mal à la tête, surtout, car cela annonce une fin de saison compliquée, tendue, crispante. Car, à six journées de la fin, le maintien n'est toujours pas acquis et c'est loin d'être le cas après la prestation de ce vendredi soir.
Manque de sérénité
C'était sans doute l'une des dernières chances pour Istres de croire au maintien. Par conséquent, ce match, les joueurs de José Pasqualetti l'ont attaqué avec le mors aux dents et beaucoup de volonté. Ils sont les premiers en action, par l'intermédiaire de Rivière, très actif en ce début de rencontre (10e, 17e). Petit à petit, le Racing entre dans son match. Malgré les absences (Bah, Gargorov, Pichot), les Strasbourgeois posent le pied sur le ballon. Et se créent une première grosse occasion sur un centre de De Carvalho repis accrobatiquement par Fauvergue (18e), puis sur une frappe croisée de Othon, sur laquelle Rodrigo est trop juste (30e). Mais ça ne respire pas franchement la sérénité dans l'équipe alsacienne. D'ailleurs, Pascal Janin procède rapidement à un premier changement avec la sortie de Jérémy Abadie qui laisse sa place à Seid Khiter (36e). Et ce manque de sérénité est exploité par Istres qui, sur un corner, ouvre la marque juste avant la pause (41e). Incapable de réagir et, surtout, de se montrer inquiétant pour la défense istréenne, le Racing ne semble pas en mesure, au cours de la seconde période, d'égaliser. Alors, Istres continue à presser et c'est sur une mauvaise relance que El Bahri double la mise (59e). Avec deux buts de retard, et sans doute un peu de fatigue suite aux efforts fournis lundi dans le derby de l'Est, les coéquipiers de Guillaume Lacour se montraient incapables de revenir dans la dernière demie-heure de jeu.
Victoire obligatoire contre Dijon
Le Racing avait une formidable opportunité de se rapprocher considérablement du maintien, ce vendredi soir. Il restait sur une sortie prometteuse face à Metz (1-1), quatre jours avant. Mais il a replongé sur la pelouse du Stade Parsemain à un très mauvais moment. Le sprint final est lancé et toute défaite, à ce moment de la saison, fait forcément mal quand on lutte pour le maintien. Celle concédée face à Istres, concurrent direct, fait peut-être encore plus mal que les autres car elle pourrait être lourde de conséquences. Pour éviter que ces conséquences ne soient encore plus graves, il n'y a pas d'autre alternative que de gagner vendredi prochain face à Dijon...
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