07-05-2010
TOUJOURS VIVANT
 


Le Racing reste maître de son destin. Au prix d'un renversement de situation et d'une égalisation dans les arrêts de jeu signée Jean-Alain Fanchone, les hommes de Pascal Janin restent en-dehors de la zone rouge. Ils iront à Châteauroux, vendredi prochain, pour assurer leur place en Ligue 2.
Ce vendredi soir, le Racing est tout de même passé tout près de la correctionnelle, face au Havre (1-1). Mais l'espoir demeure.

Est-ce un signe ? Et si, en égalisant dans les arrêts de jeu de cette dernière rencontre de la saison à la Meinau, le destin avait, enfin, sourit au Racing. Ce coup-franc signé Jean-Alain Fanchone au bout d'une partie crispante change, en tout cas, pas mal de choses avant de se rendre à Châteauroux vendredi prochain, pour la 38e et dernière journée de la saison.
Car une défaite face au Havre aurait placé l'équipe strasbourgeoise dans une situation totalement différente. Certes, elle n'aurait compté qu'un point en moins par rapport à aujourd'hui, mais ce point en plus fait toute la différence. Il lui permet de demeurer 17e, en-dehors de la zone de relégation donc. Et, par conséquent, toujours maître de son destin. Une victoire, voire un nul, à Gaston-Petit offriront le maintien au RCS la semaine prochaine.

Jean-Alain Fanchone trouve la lucarne

Crispés, les joueurs du Racing l’ont forcément été en début de partie. Durant une bonne partie de la première période, on sentait de la tension dans le camp alsacien. L’envie et la détermination étaient là, mais les jambes semblaient trembler quelque peu. Il a donc fallu attendre un certain temps avant de voir cette équipe se libérer et se montrer dangereuse offensive. Après une première alerte havraise (22e), c’est Othon qui sonnait la révolte (31e). Il était suivi, juste avant la pause, par Brahmia qui, sur un centre de Fanchone, faillit bien ouvrir le score avant que Vanhamel ne détourne sur sa ligne sa tentative (43e).
Les hommes de Janin débutaient le second acte sur cette dynamique-là. Une tête de Ledy (48e), une frappe enroulée de Lacour (50e) et un tir de Gueye (53e) symbolisaient la volonté strasbourgeoise. Mais le scénario catastrophe intervenait juste après l’heure de jeu, quand Jovial trompait Cassard d’une frappe croisée (61e). Se retrouver mené au score changeait évidemment tout pour ce Racing qui avait du mal à se rapprocher du but normand. En faisant entrer De Carvalho (66e) puis Zenke (76e), Pascal Janin essayait bien d’insuffler un souffle nouveau à son équipe et son attaque. Les dix dernières minutes étaient folles. Avec un Racing qui poussait, forcément et qui se montrait enfin dangereux sur coups de pied arrêtés. Zenke (79e), Maire (80e), Gueye (85e) tentaient, mais sans réussite. Jusqu’à ce coup-franc à 20 mètres de Jean-Alain Fanchone qui trouvait la lucarne havraise (90e+3).

« Le point de l'espoir »

« C'est très positif d'avoir égalisé et d'avoir su réagir, commentait Stéphane Cassard, au terme de la partie. C'est une récompense. Ce point est le point de l'espoir. Châteauroux sera un bon match à jouer, un beau défi. Il faudra être fort collectivement et se souvenir que nous avons réalisé de bonnes prestations à l'extérieur cette saison. » 
C'est effectivement en étant aussi solide qu'à Caen (0-0), ou aussi réaliste qu'à Sedan (3-3), par exemple, que le Racing pourra espérer ramener son maintien de son voyage dans le Berri. Avec 42 points à l'issue de cette 37e journée, il ne lui manque qu'un ou trois points pour rester en L2. Vendredi prochain, c'est tout un club, tous les supporters, toute une région qui seront derrière Lacour et ses coéquipiers pour décrocher ce maintien.

 

 
Toutes les actus !