LE RACING RELÉGUÉ
Le Racing est relégué en National. Défaits à Châteauroux (2-1), les hommes de Pascal Janin terminent cette saison 2009-10 à la 19e place de la Ligue 2. Pour la première fois de son histoire centenaire, le RCS va connaître le troisième échelon du football français. Un cataclysme pour le club et toute une région, aussi. Mais cela peut se révéler un mal pour un bien à condition de rebâtir sur des bases saines et viables.
On dit souvent que dans le sport, il n'y a pas de hasard. Que le résultat final reflète la physionomie d'une course, d'un concours, d'une saison. Aussi, terminer 19e de la saison 2009-10 de L2 est tout sauf un hasard. « Dans le sport, le hasard n'existe pas », lançait même Jean-Claude Plessis, le Président du RCS, à l'issue de cette partie. Certes, ça fait mal, très mal, de voir le Racing relégué en National pour la première fois après 104 ans d'histoire. La saison prochaine, il va découvrir un nouveau championnat, encore plus dur que la Ligue 2, où des pièges l'attendront tous les week-ends. Mais, après tant d'années de changements à tous les niveaux, pouvait-il en être autrement ? Le Racing a très certainement touché le fond, à l'issue de ce Championnat. Pour ressortir plus fort, plus grand, il va devoir se poser les bonnes questions, trouver rapidement les réponses, et, ensuite, poser de nouvelles bases, bien plus saines, bien plus stables, pour rebondir. La rédemption et le retour dans le football professionel ne passeront que par là.
Gueye avait pourtant égalisé
Ce vendredi soir à Châteauroux, pour la dernière journée de la L2, le Racing a, de nouveau, chuté à l'extérieur. Ce parcours en déplacement lui aura d'ailleurs été fatal, cette saison. Intéressant à la Meinau, c'est hors de ses bases que l'équipe strasbourgeoise aura été faible et aura construit sa relégation. Après dix-neuf matches à l'extérieur, elle n'aura récolté que huit points (8 nuls, 11 défaites)... Pourtant, ce match au Stade Gaston-Petit n'est certainement pas le plus mauvais de la saison à l'extérieur. Le Racing a réalisé de bonnes choses, notamment en première période. Volontaires, motivés, présents dans les duels, les Strasbourgeois avaient même trouvé les ressources pour égaliser par l'intermédiaire de Gueye (30e), peu après l'ouverture du score castelroussine (25e). Mais en manque de réalisme offensif, le Racing prenait un gros coup sur la tête juste avant la pause avec le deuxième but de Châteauroux (38e).
Impuissance offensive
Malgré une possession du ballon en seconde mi-temps, malgré une équipe résolument tournée vers l'offensive et des intentions louables, le Racing ne parvenait pas à se montrer réellement dangereux devant le but de Deneuve et ne pouvait donc pas espérer égaliser. D'autant que, dans le même temps, Vannes s'imposant à Metz (0-1) et Guingamp dominant Ajaccio (2-0), il aurait fallu un succès à Châteauroux pour se maintenir. Avec 42 points, le Racing termine donc sa saison à la 19e place. Une désillusion phénoménale pour ce club, ses supporters, ses partenaires, ses joueurs, ses salariés, et aussi son environnement direct et indirect. Il évoluera donc en National la saison prochaine. Désormais, c'est de gens sachant se projeter vers l'avenir dont le Racing a le plus besoin. Des gens qui pourront lui redonner vie.
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